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Marine (Seestück), 1968

Cette huile sur toile est la première œuvre que l'artiste a intitulée Marine (Seestück), en 1968. C'est une petite peinture au format extrêmement horizontal, comme si elle avait traversé le viseur anamorphique du CinesmaScope. L’horizon infini, est seulement perturbé par de petits tourbillons de ce qui pourrait être de l’écume blanche, où la matérialité de la peinture s'épaissit et où l'on peut identifier le coup de pinceau de l'artiste.

Marine (gris) [Seestück (grau)], 1969

Dans Marine (gris) [Seestück (grau), 1969)] les coups de pinceau abstraits et francs font disparaître le paysage marin, le transformant en une toile grise monochrome. Les peintures grises, sur lesquelles Richter a commencé à travailler en 1967, sont d'abord des toiles dans lesquelles une autre image abstraite émerge d'une image concrète. Il semble que Richter ait tenté d'annuler ou peut-être de conserver une image, de produire les peintures «les plus rigoureusement illusionnistes parmi toutes », selon les mots de l'artiste lui-même.

Marine (avec nuages olivâtres) [Seestück (oliv bewölkt)], 1969

Dans certaines de ses marines, Richter part d'un collage de deux photographies différentes, l'une du ciel et l'autre de la mer, dans l'intention de créer l'image parfaite. L'anachronisme d'un monde vierge, dans lequel le ciel et la mer renvoient à des époques différentes, est donc abordé à travers une composition illusoire où la perspective et la lumière ont quelque chose qui nous saisit. Les nuages cotonneux de cette œuvre sont d'une planéité qui nous empêche de voir la main de l'artiste, comme s’il s’agissait d’une reproduction mécanique.

Marine (gris-vert, nuageux) [Seestück (grüngrau, bewölkt)], 1969

Même s’ils ont souvent fait l’objet de comparaisons, il n’y a pas de nuages ni de ciels plus diamétralement opposés que ceux de Richter et John Constable, ni de perception de l’homme dans le monde plus éloignée que celle de Caspar David Friedrich et celle de Richter. Constable, dans ses "études des nuages", voulait mettre en valeur le coup de pinceau, et à l'aide de la spatule et des pinceaux il réussit à refléter de manière expressive les textures du paysage sur la toile. Richter, dans ses marines a, quant à lui, utilisé une technique de dilution, se servant de pinceaux à raclette, et en appliquant le pigment très dilué, pour obtenir la même surface lisse que celle d'une photographie.

Marine (Seestück), 1998

"Je trouve la période du romantisme extraordinairement intéressante. Mes paysages ont des liens avec le romantisme : parfois je ressens un désir authentique, une attirance, pour cette période, et certaines de mes peintures sont un hommage à Caspar David Friedrich”[1]. Si nous confrontons les marines de Richter avec l'œuvre de Caspar David Friedrich, à première vue on se rend compte que, bien que les deux nous livrent l’aspect sublime de la nature, l'échelle monumentale de l'œuvre de Friedrich apparaît à travers la figure du petit moine que le peintre introduit sur la toile, alors que dans les marines de Richter nous sommes la référence qui nous permet de donner une échelle à la peinture.

[1] “Conversation avec Paolo Vagheggi", 1999, dans Hans Ulrich Obrist et Dietmar Elger (red.), Gerhard Richter - Text: Writings, Interviews and Letters 1961─2007

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